happy créative
Se servir un verre de jus d'orange pendant que l'eau chauffe pour le thé.
Sortir un couteau, attraper le fromage dans le frigo, couper le pain.
Verser l'eau chaude dans une tasse, laisser infuser le sachet.
Préparer ses tartines, les manger, finir par le jus d'orange.
Un exemple parmi tant d'autres d'une routine de petit-déjeuner, où l'ordre des gestes est exactement le même chaque matin.
Des routines , nous en avons pour chaque moment de la journée. Que nous en ayons conscience ou non. Que nous les ayons mises en place volontairement ou qu'elles se soient installées toutes seules, au fil des années.
Des gestes répétitifs, nous en faisons chaque jour.
Mais que nous apportent-ils vraiment ? Sont-ils nécessaires ? Nous enferment-ils ? Nous rendent-ils moins libres, moins heureux ? Peuvent-ils devenir dangereux pour notre santé ?
Le fameux « métro, boulot, dodo »
Dans une société où l'on nous pousse sans cesse à être innovants, à expérimenter, à faire en sorte qu'aucun jour ne ressemble au précédent, devons-nous réellement culpabiliser d'être routiniers ?
Le célèbre « métro, boulot, dodo » fait énormément de dégâts.
Pour celles et ceux qui vivent réellement ce rythme au quotidien, cette phrase peut donner le sentiment que leur vie est triste, fade, dénuée de sens. Comme s'ils ne faisaient pas honneur au « magnifique cadeau » qu'est la vie. Comme s'ils passaient à côté de quelque chose.
Mais de quoi, exactement ? Du bonheur ?
À l'inverse, pour les personnes qui refusent absolument toute forme de répétition ou de routine, cette posture peut les priver d'une sécurité intérieure pourtant essentielle.
Elle pousse parfois à se fuir soi-même, à chercher sans cesse ailleurs — dans de nouvelles expériences, de nouveaux projets, de nouveaux plaisirs — une satisfaction qui ne s'ancre jamais vraiment.
Alors plusieurs questions émergent :
Qu'est-ce que j'essaie de fuir ?
Qu'est-ce que j'essaie de prouver en refusant d'être « routinier » ?
De quoi ai-je réellement peur ? Passer à côté de ma vie ?
Spoiler : nous sommes tous routiniers
Qu'on le veuille ou non, nous sommes tous routiniers .
La vraie question n'est pas si nous avons des routines, mais lesquelles — et surtout pourquoi .
À nous de trouver le bon équilibre pour vivre la vie que nous avons choisie, en nous détachant (autant que possible) du regard, des injonctions et du rythme des autres.
Pourquoi les routines sont bonnes pour la santé
La routine n'est pas seulement rassurante. Elle est indispensable pour notre cerveau .
Entre le moment où votre réveil sonne et celui où vous quittez votre domicile, vous prenez une quantité impressionnante de décisions. Pas des décisions qui vont changer votre vie, mais des micro-décisions : quoi manger, comment vous habiller, dans quel ordre faire les choses, quoi emporter…
Si nous devions prendre consciemment chacune de ces décisions, notre cerveau serait épuisé avant même 9 heures du matin.
Imaginez que nous disposions chaque jour d'un quota limité de décisions conscientes. Sans routines, ce quota serait consommé en une heure. Résultat : plus d'énergie mentale pour ce qui compte vraiment.
Les routines permettent donc d'économiser notre énergie cognitive et de la réserver aux décisions importantes de la journée. C'est exactement ce travail d'apaisement et d'équilibre que j'accompagne en séance de kinésiologie au cabinet .
D'ailleurs, si vous observez votre quotidien, vous réaliserez vite que de nombreuses routines sont déjà là, installées depuis longtemps.
Et si vous souhaitez en créer une nouvelle, sachez qu'il faut en moyenne plusieurs semaines de répétition pour qu'elle s'ancre réellement (non, ce n'est pas magique au bout de 21 jours pour tout le monde).
Quand la routine devient une injonction
À l'ère des réseaux sociaux — Instagram, TikTok, YouTube & co — les routines sont devenues des contenus viraux. On les consomme comme des recettes du bonheur, de la productivité et du bien-être. La morning routine est sans doute la plus emblématique. Sur le papier, l'idée est séduisante. Dans la réalité des réseaux, beaucoup moins.
Car il ne s'agit plus de se lever à une heure raisonnable pour commencer sa journée sereinement, mais de se lever à 4 heures du matin pour prouver quelque chose .
Quoi exactement ? Que « l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », sans jamais préciser pour qui, ni à quel prix.
Soyons honnêtes.
Se lever à 4h, dormir 5 heures par nuit, enchaîner sport, douche froide, skincare en 12 étapes, brunch instagrammable et café à emporter… ce n'est pas de la santé, c'est une performance .
Trouver sa juste mesure
Les routines sont essentielles pour apaiser notre cerveau et structurer nos journées.
Mais comme toute chose, elles deviennent problématiques lorsqu'elles se transforment en dogme, en comparaison ou en performance.
Une bonne routine est celle qui vous soutient , pas celle qui vous épuise. Celle qui s'adapte à votre rythme, à votre corps, à votre réalité — pas à un algorithme.
Et parfois, prendre soin de soi passe aussi par instaurer des temps doux et créatifs dans la semaine — comme les ateliers créatifs mensuels , qui offrent une pause structurée sans contraindre.
La vraie question n'est donc pas :
« Ai-je une routine ? »
Mais plutôt :
« Est-ce qu'elle me fait du bien ? »
Et vous, quelle routine vous porte vraiment au quotidien ?
Happy Créative — Léa Mazières, 1 rue Jacquard, 15000 Aurillac. Téléphone : 06 88 85 75 80.
Ce site nécessite JavaScript pour la réservation en ligne.